S O R I A
L A   C A P I T A L E

Avec les poètes

 

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San Juan de Rabanera: Soria, la ville romane, ne vous décevra pas en commençant par cette ouverture de Monument National. Prenez le temps de remarquer son chevet et son beau portail. Les statues de la Diputación veillent l’exploration. Ce sont des gens illustres de Soria, que la ville a sculptés en bronze et en mémoire.

Alameda de Cervantes: si vous parlez avec quelqu’un de cette tâche verte qui se trouve au centre de vôtre plan de Soria, nommez-là “La Dehesa”. C’est par ce nom que les gens connaissent ce poumon d’une ville très oxygénée, qui compte plus de quatre-vingts arbres et arbustes, autant autochtones qu’exotiques. L’ermitage de la Soledad abrite le Christ de l’Humilladero, sculpture du XVIe siècle, attribuée à Juan de Juni. Tout près de là, un châtaignier de fleur rosée occupe la place de l’Arbre de la Musique. Ce kiosque végétal où les musiciens s’installaient est mort de graphiose et maintenant la ville espère allonger la mémoire d’un orme distribué en morceaux, porte-clefs et nostalgie. Baladez-vous tout au long de ses allées, ses jardins, sa roseraie, son petit Haut...

Des ormes anciens et des rayons de lune

A Soria, ville de l’orme ancien et du rayon de lune, les consonnes se sont rencontrées, les ciels se sont remplis d’hirondelles et de voyelles violacées, les rues ont acquis une métrique de sanctuaire littéraire: C’est la Ville des Poètes, la vierge qu’on peut caresser, la Soria pleine d’évènements, précise et exacte, que nombreux ne sauront pas chanter, mais qu’ils emporteront avec eux... Néanmoins certains l’ont fait et ont su le faire: plumes qui ont distribué des syllabes et qui lui ont valu le titre de La Bien-chantée. A la mémoire de la littérature viennent forcement une triade de luxe, papier et encre: Machado, Gerardo Diego y Bécquer, lesquels sont venus rêver à Soria et ils y trouvèrent un paysage intime pour vivre en corps et en écriture. Sa plume sera le prétexte parfait pour parcourir la ville: des coins et des itinéraires sous son auspice, qui serviront à composer de l’art, de la culture et de l’histoire, et encore -cela aussi- pour goûter les vins, les tapas  et les repas entre lecture et visite.

 

 

Cloître de la Cathédrale de San Pedro

Ermitage de San Saturio

Musée Numantino: parcours obligé après avoir visité les ruines de Numancia, à 7 km de la ville. Il offre une vision minutieuse des étapes vécues par la province : des découvertes paléolithiques d’Ambrona jusqu’à l’époque moderne, en consacrant une grande partie de ses efforts aux villes celtibères-romaines d’Uxama, Tiermes et Numancia. 

Place de Ramón Benito Aceña: encore une fois, les habitants de Soria s’entêtent à conserver son ancien nom et l’appeler place d’Herradores. Aujourd’hui, lieu de rencontre pour prendre un pot, c’est ici qu’ont vécu les frères Bécquer, et que Gustavo Adolfo subit la douleur de l’adultère de sa femme avec un bandit.

               Santo Domingo: en remontant la rue Puertas de Pro, pleine de bâtiments accolés et faufilés de restes de muraille, une rosace surveille une magnifique façade. L’horoscope vernissé de Gerardo Diego sera le témoin de votre deuxième rendez-vous avec un Monument National qui témoigne du style par définition de la province. Cela vaut la peine de s’arrêter: vous êtes devant un ensemble considéré comme l’un des plus équilibrés de la péninsule. Imprégnez-vous de l’art roman. Peut-être que vous écouterez la musique sacrée du couvent des Clarisas (à ce propos, les sœurs préparent et vendent des petits fours d’un goût presque divin).Lycée Antonio Machado: à l’intérieur on peut encore trouver une salle comme à  l’époque du poète, l’écrivain sévillan y donna des cours de français, et son buste préside la façade baroque. Du lycée, la rue Aduana Vieja descend vers la place de San Clemente (plus connue comme le Tubo) entre noble architecture de blasons et de balcons. Vous arriverez à une autre place de rencontres et de pots, lorsqu’une fenêtre en coin vous fera son clin d’œil divisé. Vous êtes face à un autre Monument National, le palais des Ríos et Salcedo.

Palais des Ríos et Salcedo: construit en style Renaissance, il est aujourd’hui le siège des Archives Historiques, sa naissance date du XVIe siècle et ses portes sont gardées par de beaux écussons.

Aula Magna de Tirso de Molina: la ville emprunte de nouvelles paroles de la propre main de Fray Gabriel Téllez, le religieux de l’ordre de la Merced, qui sous le pseudonyme de Tirso de Molina écrit des oeuvres comme « El Burlador de Sevilla » ou « Don Gil de las Calzas Verdes ». Ne manquez pas la visite du couvent où il vécut, aujourd’hui devenu Aula Magna avec salle de conférences et de concerts.

Sur le Duero

Pleine de références et de chocs rimés, Soria traverse totalement les coins des poètes. La noble rue de Caballeros débouche sur une église au chevet du XVIe siècle et sur un orme fendu par le vers de Machado. Au cimetière on trouve des fleurs sur le tombeau de Leonor, la jeune épouse d’un poète qui connut les croix de la douleur et de la mort dans cette ville par laquelle vous vous promenez. C’est l’Espino, le haut Espino où se trouve son pays. Tout près, une colline scrute Soria : El Castillo, transformé en parc, possède des vues sur les quatre coins de la ville. Don Gerardo, le fleuve se montre toujours à travers les potagers des Templiers. Ici subsistent les traces du donjon, une citerne… El Castillo, Don Antonio, continue, guerrier et ruiné, au-dessus du Duero.

 

                

                 El Collado: centre névralgique de la ville par où se promènent et font leurs courses les habitants de Soria, cette traditionnelle artère principale abrite sous ses arcades le Casino, auquel Machado dédia des poèmes et des cafés.

Palais des Comtes de Gómara: aujourd’hui Cour d’Assises et chef-d’œuvre de l’architecture civile de Soria, l’équilibre Renaissance de ce Monument National s’élève sur le centre historique de la ville.

Plaza Mayor: pour y arriver vous vous filerez brièvement par la rue de la Zapateria, pleine d’ anciennes maisons et de palais, juste avant de traverser l’Arco del Cuerno, par où entraient et sortaient les taureaux lorsque la place se transformait en arènes. Le bâtiment d’en face appartient au XVIIe siècle, nommé des Doce Linajes, il est à présent l’Hôtel de Ville. Ci-contre, à gauche se trouve l’ancien Hôtel de Ville, aujourd’hui Centre Culturel, d’où vous entendrez peut-être une heure sonner (si vous l’écoutez, souvenez vous de Machado: c’est l’horloge de l’Audiencia). La tour du coin est celle de Doña Urraca et l’église, qui est derrière vous, est celle de la Mayor, où Antonio se maria avec Leonor.

               El Carmen: Eglise en style Renaissance, autrefois ancien palais légué à Santa Teresa de Jesús, montre ses austères volumes à la place de la Fuente Cabrejas. 

 

 

Église de Santo Domingo

Fêtes de San Juan

Zapatería et Real: artères principales de la Soria du Moyen Âge, aujourd’hui elles luttent pour maintenir les traces de la vieille splendeur que les maisons du gothique Elisabéthain virent. En descendant, une église romane repose sur ses vestiges de Monument National: c’est San Nicolás, le temple qui donna son portail à San Juan de Rabanera et où l’on garde les restes d’une peinture sur le martyre de Tomas Becket.

Cathédrale de San Pedro: érigée au dessous d’une église du XIIe siècle, ce Monument National à façade plateresque conserve le cloître du temple primitif, où, malgré ses mutilations, bat le cœur du roman le plus pure.

San Saturio: l’ermitage dédié au patron de la ville reflète sur le Duero l’une des plus belles images de la ville des poètes. Elevé sur un rocher au XVIIIe siècle, le temple octogonal raconte la vie et miracles d’un anachorète de buste noir qui fut, selon la légende, le fils d’un noble Visigoth qui décida de renoncer au monde pour vivre dans une petite grotte près du fleuve.

               Arcs de San Juan Duero: il s’agit de l’un des Monuments Nationaux les plus originaux du roman espagnol et l’un des plus visité de Castille et León. De l’ancien couvent hospitalier de San Juan de Acre il ne reste que l’église du XIIe siècle et un splendide cloître d’influences mixtes. Roman, mudejar et sicilien arabe se donnent la main avec ses arches qui ajoutent à leur beauté la caractéristique d’être différentes entre-eux. De cette façon, l’ensemble se traduit en quatre arcatures de différents ordre, qui surprennent par leur entrecroisement et leurs chapiteaux sculptés avec la fantaisie du Moyen Âge

Littérature condensée :

Dès la butte du Castillo, le Duero renvoie les reflets d’un rocher, d’un ermitage et d’une allée. A ses pieds, le Soto Playa ouvre des portes d’eau à un itinéraire de littérature condensée : le chemin enferme des vers de sombres chênaies, des chiffres qui sont des dates, une légende, un fleuve que personne ne vient accompagner…C’est l’Allée de San Polo, la rivière où les longues pages composent des strophes liquides. Le monastère Templier place la première sentinelle: Bécquer s’y inspira pour son « Rayo de Luna ». Laissez place à la sensibilité quand vous arriverez à un ermitage qui se point vers l’eau. Arrêtez le temps à San Saturio…plus loin derrière le délicieux haut des Arcs de San Juan Duero et la cathédrale, levez les yeux et les pas : le Mirón fait un clin d’œil au Castillo. Ce sont les deux observatoires (hauts seins d’amour, dit Diego) qui bercent dans un coteau la vieille ville. Montez, vous pouvez le faire en voiture en prenant la route de Logroño. Saluez l’ermitage, le mirador Cuatro Vientos, le virage d’arbalète, la Soria pleine d’évènements. Des restes de murailles se prolongent jusqu’au Duero. Asseyez-vous sur les bancs, mettez-vous à l’aise. Et soyez curieux.

Si vous pouvez, lisez le poème de Gerardo Diego dédié aux arcs. Si vous préférez, concédez vous une note de Bécquer : le mont que vous avez en face c’est celui des Ánimas et entre son nom se faufile sans le vouloir la légende.

 

 

 Église de San Juan de Rabanera

 Parc de La Dehesa

LA BIEN CHANTEE

En un peu plus d’une décennie, deux professeurs, forains et poètes, confèrent à Soria le titre de la bien chantée. Le sévillan Antonio Machado trouve un lieu à porter dans son sein et pour y verser l’encre d’amour rimé. Un peu plus tard, le poète de Santander Gerardo Diego fit d’elle sa fiancée poétique et une constante littéraire, la patrie pour sentir et vivre en métrique. Mais avant il y eut plus, la fantaisie de Bécquer créant et recréant des plateaux parfaits, le cadre précis pour les rimes et les légendes…Et ainsi est restée Soria formant un Collado (ravin) de paroles entre El Castillo et le Mirón, une petite et charmante ville où vous profiterez des regards et des consonnes. Eux, poètes qui un jour l’ont réinventée, seront la parfaite, la magnifique excuse pour vous la montrer. Le sommet de l’iceberg pour parcourir en corps et lettre une ville pleine de rimes et de légendes. Parce qu’au-delà des itinéraires et des cercles marqués sur le plan, la bien et très chantée vous poussera à l’exercice magnifique de la parcourir. Visitez le Marché, jouissez des promenades, de la sérénité ou de l’agitation, le temps sans stress. Profitez des cafés de la rue Zapatería, des arcades du Collado, prenez un pot. L’heure de l’apéritif est sacrée. Tous les jours la place d’ Herradores, les deux Tubos (l’étroit et le large), la Plaza Mayor, la Dehesa, les bistrots de quartier, en parlent. La nuit vous offrira d’autres parcours : locaux caméléon de vins et de tapas transformés en boîtes, tavernes irlandaises et cafés, pubs dans la Rota de Calatañazor et alentours… Soria ouverte jusqu’au lever du jour, ou même plus-.

Textos: Susana Gómez Redondo
Traducción: Ana E. Cuervo Vázquez

OFFICE DE TOURISME:

 

Patronato Provincial de Turismo.

Avd. de la Victoria 5. 42003, Soria.

Tfno. 975 220 511.
Fax. 975 231 635.

e-mail: turismo@dipsoria.com

http://www.sorianitelaimaginas.com
Soria 42002.

Plaza Ramón y Cajal, s/n.

975 212 052. Abierta todo el año.

El Burgo de Osma 42300.

Plaza Mayor, 9.

975 360 116. Abierta todo el año.

Medinaceli 42240.

689 734 176. Abierta todo el año.

Abejar 42146.

975 373 297. *

Ágreda 42100.

Plaza Mayor, 1. 976 192 714. *

Almazán 42200.

Plaza Mayor, 975 310 502.*

Berlanga de Duero 42360.

Plaza Mayor. 975 343 433. *

 

 

Garray.

975 252 001.

San Esteban de Gormaz 42330.

975 350 292. *

San Leonardo de Yagüe 42140.

975 376 052. *

Vinuesa 42150.

Castillo de Vinuesa s/n. 975 378 170. *
*Ouvertes les week-ends de Pâques à Noël et tous les jours d´été.

MUSEE NUMANTINO (SORIA)

1 Octobre, 30 Juin:10,00 - 14,00 et 16,00 - 19,00

1 Juillet, 30 Septembre 10,00 - 14,00 et 17,00 - 20,00

Dimanches et feriés: 10,00 - 14,00.
Lundi fermé.

ERMITAGE DE SAN SATURIO
10 Octobre 15 Mai: 10,30 - 14,00 y 16,30 - 18,30. 
Dimanches et feriés: 10,30 - 14,30

16 Mai, 30 Juin: 10,00 - 14,00 et 16,30 - 19,30.
Dimanches et feriés: 10,00 - 14,15

1 juillet 31 Aoûtl: 10,00 - 14,00 y 17,00 - 21,00.
Dimanches et feriés: 10,00 - 14,00
lLundi, dimanches soir et feriés soir: Fermé.