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S O R I A |
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San Juan de Rabanera: Soria, la ville romane, ne vous décevra pas en commençant par cette ouverture de Monument National. Prenez le temps de remarquer son chevet et son beau portail. Les statues de la Diputación veillent l’exploration. Ce sont des gens illustres de Soria, que la ville a sculptés en bronze et en mémoire. Alameda de Cervantes: si vous parlez avec quelqu’un de cette tâche verte qui se trouve au centre de vôtre plan de Soria, nommez-là “La Dehesa”. C’est par ce nom que les gens connaissent ce poumon d’une ville très oxygénée, qui compte plus de quatre-vingts arbres et arbustes, autant autochtones qu’exotiques. L’ermitage de la Soledad abrite le Christ de l’Humilladero, sculpture du XVIe siècle, attribuée à Juan de Juni. Tout près de là, un châtaignier de fleur rosée occupe la place de l’Arbre de la Musique. Ce kiosque végétal où les musiciens s’installaient est mort de graphiose et maintenant la ville espère allonger la mémoire d’un orme distribué en morceaux, porte-clefs et nostalgie. Baladez-vous tout au long de ses allées, ses jardins, sa roseraie, son petit Haut... |
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Musée Numantino: parcours obligé après avoir visité les ruines de Numancia, à 7 km de la ville. Il offre une vision minutieuse des étapes vécues par la province : des découvertes paléolithiques d’Ambrona jusqu’à l’époque moderne, en consacrant une grande partie de ses efforts aux villes celtibères-romaines d’Uxama, Tiermes et Numancia. Place de Ramón Benito Aceña: encore une fois, les habitants de Soria s’entêtent à conserver son ancien nom et l’appeler place d’Herradores. Aujourd’hui, lieu de rencontre pour prendre un pot, c’est ici qu’ont vécu les frères Bécquer, et que Gustavo Adolfo subit la douleur de l’adultère de sa femme avec un bandit. Santo Domingo: en remontant la rue Puertas de Pro, pleine de bâtiments accolés et faufilés de restes de muraille, une rosace surveille une magnifique façade. L’horoscope vernissé de Gerardo Diego sera le témoin de votre deuxième rendez-vous avec un Monument National qui témoigne du style par définition de la province. Cela vaut la peine de s’arrêter: vous êtes devant un ensemble considéré comme l’un des plus équilibrés de la péninsule. Imprégnez-vous de l’art roman. Peut-être que vous écouterez la musique sacrée du couvent des Clarisas (à ce propos, les sœurs préparent et vendent des petits fours d’un goût presque divin).Lycée Antonio Machado: à l’intérieur on peut encore trouver une salle comme à l’époque du poète, l’écrivain sévillan y donna des cours de français, et son buste préside la façade baroque. Du lycée, la rue Aduana Vieja descend vers la place de San Clemente (plus connue comme le Tubo) entre noble architecture de blasons et de balcons. Vous arriverez à une autre place de rencontres et de pots, lorsqu’une fenêtre en coin vous fera son clin d’œil divisé. Vous êtes face à un autre Monument National, le palais des Ríos et Salcedo.Palais des Ríos et Salcedo: construit en style Renaissance, il est aujourd’hui le siège des Archives Historiques, sa naissance date du XVIe siècle et ses portes sont gardées par de beaux écussons. Aula Magna de Tirso de Molina: la ville emprunte de nouvelles paroles de la propre main de Fray Gabriel Téllez, le religieux de l’ordre de la Merced, qui sous le pseudonyme de Tirso de Molina écrit des oeuvres comme « El Burlador de Sevilla » ou « Don Gil de las Calzas Verdes ». Ne manquez pas la visite du couvent où il vécut, aujourd’hui devenu Aula Magna avec salle de conférences et de concerts. |
El Collado: centre névralgique de la ville par où se promènent et font leurs courses les habitants de Soria, cette traditionnelle artère principale abrite sous ses arcades le Casino, auquel Machado dédia des poèmes et des cafés. Palais des Comtes de Gómara: aujourd’hui Cour d’Assises et chef-d’œuvre de l’architecture civile de Soria, l’équilibre Renaissance de ce Monument National s’élève sur le centre historique de la ville. Plaza Mayor: pour y arriver vous vous filerez brièvement par la rue de la Zapateria, pleine d’ anciennes maisons et de palais, juste avant de traverser l’Arco del Cuerno, par où entraient et sortaient les taureaux lorsque la place se transformait en arènes. Le bâtiment d’en face appartient au XVIIe siècle, nommé des Doce Linajes, il est à présent l’Hôtel de Ville. Ci-contre, à gauche se trouve l’ancien Hôtel de Ville, aujourd’hui Centre Culturel, d’où vous entendrez peut-être une heure sonner (si vous l’écoutez, souvenez vous de Machado: c’est l’horloge de l’Audiencia). La tour du coin est celle de Doña Urraca et l’église, qui est derrière vous, est celle de la Mayor, où Antonio se maria avec Leonor. El Carmen: Eglise en style Renaissance, autrefois ancien palais légué à Santa Teresa de Jesús, montre ses austères volumes à la place de la Fuente Cabrejas. | |||||||||||
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Zapatería et Real: artères principales de la Soria du Moyen Âge, aujourd’hui elles luttent pour maintenir les traces de la vieille splendeur que les maisons du gothique Elisabéthain virent. En descendant, une église romane repose sur ses vestiges de Monument National: c’est San Nicolás, le temple qui donna son portail à San Juan de Rabanera et où l’on garde les restes d’une peinture sur le martyre de Tomas Becket. Cathédrale de San Pedro: érigée au dessous d’une église du XIIe siècle, ce Monument National à façade plateresque conserve le cloître du temple primitif, où, malgré ses mutilations, bat le cœur du roman le plus pure. San Saturio: l’ermitage dédié au patron de la ville reflète sur le Duero l’une des plus belles images de la ville des poètes. Elevé sur un rocher au XVIIIe siècle, le temple octogonal raconte la vie et miracles d’un anachorète de buste noir qui fut, selon la légende, le fils d’un noble Visigoth qui décida de renoncer au monde pour vivre dans une petite grotte près du fleuve. Arcs de San Juan Duero: il s’agit de l’un des Monuments Nationaux les plus originaux du roman espagnol et l’un des plus visité de Castille et León. De l’ancien couvent hospitalier de San Juan de Acre il ne reste que l’église du XIIe siècle et un splendide cloître d’influences mixtes. Roman, mudejar et sicilien arabe se donnent la main avec ses arches qui ajoutent à leur beauté la caractéristique d’être différentes entre-eux. De cette façon, l’ensemble se traduit en quatre arcatures de différents ordre, qui surprennent par leur entrecroisement et leurs chapiteaux sculptés avec la fantaisie du Moyen Âge |
Si vous pouvez, lisez le poème de Gerardo Diego dédié aux arcs. Si vous préférez, concédez vous une note de Bécquer : le mont que vous avez en face c’est celui des Ánimas et entre son nom se faufile sans le vouloir la légende. | |||||||||||
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