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VALLE La vie Fértile |
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A sept kilomètres de la capitale, Numancia ouvre au premier coup d'oeil sa porte large d'histoire. A ses pieds, par un aller-retour dans l'opulent passé, Garay offre le retour des terrasses, des bains dans le Soto et des pirogues à louer. Plus loin le fléchage de La Rubia conduit à une Maison Forte du XVº siècle en excellent état de conservation: San Gregorio possède des tours, des créneaux, un blason, un éléphant à sept trompes, une église, un couvent et une fromagerie dans l'ancien monastère qui se nourrit du lait des brebis qu'on trouve dans la région. La même route régionale mène à Matute de la Sierra, dépeuplé un jour et à qui une reconstruction en pierre rend vie et charmes. Vous pourrez vous approcher jusqu'à Almajano, village de pâturages d'été de riches baillis aux maisons blasonnées du XVIIIº. Le grand campanile de l'église remplira peut-être vos oreilles du tintement de ses cinq cloches alors que vous prendrez le chemin jusqu'à la Plaza Mayor, où se dresse une autre Maison Forte entourée de murailles. Retenez l'emblême des Salcedo. Vous le rencontrerez à nouveau, non seulement dans l'Archive Historique Provincial de Soria, mais aussi lors de votre prochaine destination : le manoir d'Aldeaseñor, qui s'élève puissant depuis sa grande tour du XIIº et son périmètre entouré de murailles.
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. Après avoir rebroussé chemin jusqu'à la nationale, les bifurcations vous emmèneront dans des cadres magnifiques composé de fleuve et de chênes comme Espejo de Tera -sauvé de l'abandon il y a quelques années- ou à une localité en pierre qui sert de porte entre El Valle et Tierras Altas. C'est Almarza, et c'est un village à l'architecture robuste et au passé d'élevage, dont l'héritage est constitué par une église du XVIº et le palais des Montenegro. Dans ce dernier, aujourd'hui “Salle de la Nature” d'un collège madrilène, on tisse, on coud et on teint encore le lin, la soie et l'alfa. Si nous sommes début août, vous pourrez peut-être acheter à la foire régionale du miel, de la charcuterie ou du beurre. Si nous sommes le six janvier, vous assisterez à l'échange du Coffre entre Almarza et San Andrés, où les privilèges royaux qui assuraient l'utilisation des pâturages et des monts communaux sont conservés. A très peu de kilomètres, Gallinero offre un des rares restes du gothique civil de la province et un chemin jusqu'à Garagüeta, un des lieux à la plantation de houx la plus importante d'Europe. Et si vous voulez une autre dose de bois splendide, retournez-vous vers Santos Nuevos, ermitage d'Almarza enclavé dans une chênaie centenaire et solide. La route oblige à changer de chemin et à retourner sur la voie principale jusqu'au croisement de Tera, avec son manoir et son église gothiques. Vous pénétrez dans le coeur de El Valle. Conduisez lentement. Profitez. Vous serez éclaboussés par les hameaux blancs dans lesquels il vous faut vous arrêter. Laissez vos yeux s'innonder par les chênes de Rebollar, savourez le chemin de Rollamienta, faites un détour par le balcon qui surplombe El Valle dans le beau village de Villar del Ala. Plus loin c'est Aldehuela del Rincón, son pâturage infini et ses vents qui sèchent de délicieux chorizos. Vous déboucherez sur Sotillo. Peut-être qu'il sera l'heure de vous plonger dans la piscine naturelle qui récupère les eaux du Razón. Il y a du miel et du bon chorizo dans la ravissante ferme mêlée aux grandes maisons indiennes. Derrière vous, Valdeavellano de Tera. Il suffit de parcourir quelques uns des lacets de la chaussée pour faire le tour de ce village blanc encerclé par les sierras Cebollera et Tabanera, et où se trouve une auberge de la Junta. Une route étroite bordée de bois conduit aux charmes de Molinos de Razón. Depuis son ermitage, des bribes de vallée spectaculaires s'étendent aux pieds de la proche Cebollera. Montons jusqu'à son lac et faisons demi-tour, puisque c'est ainsi que le voyage et le chemin nous conduisent à Sotillo. Le cehmin pour El Royo sera la prolongation de polycrhomies boisées : nous pouvons nous reposer au kilomètre 17 (avec des barbecues et une zone de baignade), arriver à la mare cristalline d'El Chorrón, cheminer ou pédaler jusqu'à l'Hayedo ou opter pour l'ermitage de la Virgen del Castillo, d'où un impressionnant panorama de bois et de marais étale sa physionomie à perte de vue.
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Berceau des confiseurs, la belle localité célèbre le week-end suivant celui de La Vierge d'Août, un Concours National de Châles de Manille et sa verveine est connue dans toute la province. De retour à Soria, vous trouverez Derroñadas, presque une annexe d'El royo par les chalets qui ont été construits le long de la route. Une tour sur la colline vous annoncera Hinojosa de la Sierra, avec son palais Renaissance du XVIº siècle, restes d'un château sur le rivage du Douro où il est possible de se baigner. Si vous avez de la chance, avec l'humidité se formera le lac qui dans la plaine vous saluera au passage tout en nourrissant ses cigognes. De retour sur la route, quand vous aurez passé le pont sur le Douro où flottent les nénuphars, vous laisserez Oteruelos d'un côté, et Pedrajas avec son terrain de golf de l'autre. Vous rentrerez avec les dernières lumières du jour dorant le mont Valonsadero. Peut-être Soria vous accueillera avec un crépuscule brûlant le ciel. Si vous vous êtes attaché à la région, soyez le bienvenu dans une dépendance qui changera -et ajoutera ses tentations- à la prochaine station où le corps et le coeur vous demanderont de revenir. |
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Le dialogue entre les versants méditerranéen et atlantique fait de Soria un univers végétal mixte, dans lequel les hêtres et les chênes rouvres se partagent la province avec les chênes verts et les pins. Mais cette terre claire est établie sur un plateau qui la protège de l'influence de la mer, la prévenant de ses exhubérances, mais lui fournissant en échange des privilèges comme les sabines ou les houx. A El Valle, où le Douro calme sa jeunesse près de Tera et El Razón, les versants se remplissent de noisetiers, de houx, de sorbiers, de peupliers, de bouleaux, d'ifs et de mûriers. Au milieu de ce vertige, les hêtres -qui ont fait de ce lieu leur patrie- et les chênes, sont les habitants des étendus pâturages. Très proche, Garagüeta donne au houx un nom propre. La plantation d'Arévalo de la Sierra, de presque 180 hectares et exceptionnelle en Europe Méridionale, est un triomphe de voisinage pour une espèce qui d'habitude apparaît isolée. Labyrinthique et étrange, elle forme des refuges voûtés pour les corbeaux, les pies, les litornes, les grives et les chevreuils qui pendant les rigoureux hivers trouvent ici refuge et menus à base de fruits rouges. |
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